Ce mercredi 29 janvier, une nouvelle étape dans l’affaire qui oppose le rappeur Nekfeu à son ex-compagne, se joue devant le tribunal correctionnel de Paris. Mme B., 32 ans, est jugée pour non-représentation d’enfant. En clair, elle est accusée de ne pas avoir respecté les décisions de justice concernant la garde de leur fils de 3 ans.
Depuis leur divorce, prononcé le 28 mars 2024, la garde principale de l’enfant a été confiée au rappeur, de son vrai nom Ken Samaras, 34 ans. Son ex-femme a droit à un week-end sur deux avec son fils. Mais selon Nekfeu, cela ne se passerait pas comme prévu. Il l’accuse d’avoir retenu l’enfant à plusieurs reprises entre 2022 et 2024, malgré les décisions judiciaires.
Accusations croisées et guerre médiatique

Cette affaire, déjà compliquée, est devenue encore plus tendue en novembre dernier. Mme B., par l’intermédiaire de son avocate, Me Florence Fekom, a publié un communiqué explosif.
Elle accuse Nekfeu de violences psychologiques, physiques et sexuelles pendant leur relation. Selon elle, ces violences lui auraient causé un stress post-traumatique.
De son côté, Nekfeu a immédiatement réagi via son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard. Il a qualifié les accusations de mensongères et diffamatoires.
Il affirme que son ex-compagne utilise ces accusations comme un moyen de chantage pour obtenir de l’argent.
Des plaintes dans tous les sens
Depuis 2022, plusieurs plaintes ont été déposées des deux côtés. Mme B. a porté plainte pour viol, harcèlement, violences et même faux et usage de faux. La plupart de ces plaintes ont été classées sans suite, faute de preuves suffisantes, selon le parquet de Paris.
Nekfeu, de son côté, a déposé cinq plaintes pour non-représentation d’enfant. Deux d’entre elles ont aussi été classées, les autorités estimant que poursuivre n’était pas nécessaire.
Un conflit se règle aujourd’hui devant le tribunal de Paris
Ce mercredi, Mme B. est jugée pour les faits qui lui sont reprochés. Son avocate dénonce un acharnement judiciaire contre sa cliente. Elle insiste sur le fait que c’est une mère dévouée, mais épuisée par cette bataille interminable.
De l’autre côté, les avocats de Nekfeu soulignent que la justice a déjà tranché et qu’il ne fait que protéger son enfant. Ils dénoncent également les accusations répétées de son ex-compagne qu’ils jugent infondées et nuisibles à la résolution du conflit.
Une affaire qui laisse des traces
Au-delà des accusations, c’est surtout l’enfant de 3 ans qui est au centre de cette affaire. Entre les plaintes, les communiqués et les procès, difficile d’imaginer les conséquences à long terme pour lui.
Cette histoire, qui aurait pu rester privée, est aujourd’hui étalée sur la place publique. Et alors que le tribunal s’apprête à trancher sur cette nouvelle accusation, il est clair qu’aucune des deux parties ne compte abandonner le combat.
Un combat où, malheureusement, l’intérêt de l’enfant semble parfois passer au second plan.





