Morten Harket, la voix mythique du groupe A-ha, vient de révéler être atteint de la maladie de Parkinson. À 65 ans, le chanteur norvégien confie cette nouvelle avec pudeur, lucidité et une étonnante sérénité.
Une annonce sincère et apaisée
Ce 4 juin, c’est avec une émotion retenue que Morten Harket a confirmé publiquement son diagnostic de Parkinson. Celui qui a fait vibrer des générations entières avec Take On Me et sa voix cristalline a choisi de partager la nouvelle à un moment qui lui semblait juste, loin du buzz, mais avec un message clair et inspirant.
« J’ai aucun problème à accepter le diagnostic », a-t-il déclaré, tout en expliquant s’inspirer de la sagesse de son père, aujourd’hui âgé de 94 ans.
Une opération pour soulager les symptômes
L’artiste a révélé avoir subi en 2024 une stimulation cérébrale profonde. C’est une intervention chirurgicale qui consiste à implanter des électrodes dans le cerveau pour atténuer les symptômes moteurs de la maladie.
Les tremblements ont diminué, les mouvements sont redevenus plus fluides. Une forme de répit, même si les effets ne sont pas éternels.
Mais le point sensible reste sa voix. Harket admet qu’il ne sait pas s’il pourra chanter à nouveau. Et pour lui, c’est là que ça se joue.
Une icône des années 80, toujours debout
Pour beaucoup, Morten Harket est une icône pop, une silhouette longiligne, une voix qui a traversé les décennies sans prendre une ride (ou presque).
Son groupe A-ha, formé en 1982, a marqué l’histoire avec des tubes comme The Sun Always Shines on T.V., Hunting High and Low ou Stay on These Roads. Et même après la vague des années 80, le trio est resté actif, sortant de nouveaux albums et remplissant des salles partout dans le monde.
Parkinson : un combat quotidien, pas une fin
La maladie de Parkinson touche près de 10 millions de personnes dans le monde. Elle se manifeste par des troubles moteurs, mais aussi par des symptômes invisibles. C’est surtout la fatigue, l’anxiété et la perte d’équilibre. Les traitements permettent d’atténuer les effets, mais il n’existe à ce jour aucun remède curatif.
En révélant son combat, Morten Harket offre une nouvelle visibilité à cette maladie encore trop peu comprise, et ouvre la voie à plus de compassion, de recherche, et de mobilisation.





