C’est avec une immense tristesse que l’on apprend le décès de Marie Garel-Weiss, à l’âge de 55 ans, des suites d’une tumeur au cerveau. Elle nous a quittés le 19 avril 2025, après une lutte courageuse entourée de ses proches, dans la quiétude de Moëlan-sur-Mer.
La réalisatrice qui a su filmer l’intime
Marie Garel-Weiss ne cherchait ni la lumière ni la célébrité, mais bien la vérité de ce qui est souvent caché. Dans ses films, y avait pas de place pour le superflu.
Elle scrutait les personnages, les écorchés de la vie, avec une humanité qui frappait juste. Avec La fête est finie (2017), ce film brutal, mais d’une douceur infinie, sur la descente aux enfers de deux jeunes femmes plongées dans la toxicomanie (inspiré de son propre vécu d’ailleurs).
Des chefs-d’oeuvre durant toute sa carrière
Elle a poursuivi avec un téléfilm poignant, Qu’est-ce qu’on va faire de Jacques ? (2020), sur la schizophrénie. C’était une invitation à comprendre la folie des patients, sans jugement, juste avec des yeux humains, ouverts et bienveillants.
Sa capacité à aborder des sujets lourds avec une légèreté et tendresse était l’une de ses marques de fabrique.
Dans son dernier film, Sur la branche (2023), on retrouve des personnages aux vies en apparence banales, mais qui, à travers les yeux de Marie, deviennent des héros de leur propre existence.
Elle laisse derrière elle une œuvre marquante, mais aussi une famille et des amis, qui, eux aussi, se souviennent d’une femme douce, discrète, mais d’une grande générosité. Son époux, le musicien Ferdinand Berville, et leurs trois filles devront désormais avancer sans elle.
