Les rappeurs te mentent : Booba balance tout sur la triche des chiffres de ventes

la Rédaction

Ces derniers jours, c’est pas la musique de Booba qui a fait le plus de bruit, mais ses tweets. Encore une fois, le Duc de Boulogne a dégainé son clavier pour exposer un phénomène qui fait jaser dans l’industrie musicale : la triche autour des chiffres de ventes d’albums. Et cette fois, il vise direct dans le mille.

Comment ça a commencé cette histoire ?

Tout est parti d’un simple échange sur X (anciennement Twitter) où un internaute interpelle le SNEP (le Syndicat National de l’Édition Phonographique) sur les fameuses clés USB comptabilisées comme des ventes de CD

Booba n’a pas raté l’occasion de rebondir, et comme souvent, il l’a fait avec la subtilité d’un missile air-sol. Il confirme que certains rappeurs vendent des coffrets boostés (un CD avec des goodies, des pins, des t-shirts, des places de concert, voire des sandwiches). Chaque élément est compté comme une vente physique, ce qui gonfle les chiffres comme un ballon de baudruche.

Voilà le genre de punchline à la sauce Booba. 

Une accusation pourtant réelle et vérifiée

Derrière l’humour et le ton qu’on reproche au rappeur du 92, y a une vérité, celle que les classements sont manipulés pour faire croire à des succès monumentaux. En clair, les chiffres mentent… ou plutôt, on les fait mentir.

Là où c’est encore plus croustillant, c’est que ce n’est pas la première fois que Booba sort les crocs. Déjà lors des impressionnantes ventes de Vald pour PANDEMONIUM, il avait tiqué. 

Selon lui, dans un monde où le streaming domine tout, les ventes physiques ne devraient plus atteindre ce genre de scores (et il a raison)… sauf si, justement, on utilise des subterfuges bien ficelés pour forcer la main à l’auditeur.

Son Grand Prix Sacem, qui ne le rend pas fier

Booba a même ressorti sa médaille, le Grand Prix Sacem 2023 des Musiques Urbaines, pour rappeler qu’il sait de quoi il parle. Il n’est pas là pour râler dans le vent, il pose un vrai débat. 

Booba n’est pas un outsider frustré, mais un vétéran du game qui défend l’intégrité.

Est-ce que vendre un t-shirt avec un album, c’est vraiment vendre de la musique ? Et surtout, est-ce qu’on peut encore faire confiance aux chiffres de vente pour évaluer le succès d’un artiste ?