Leïla Bekhti et Jonathan Cohen surprennent dans ce film inspiré d’une histoire vraie

la Rédaction

Sorti récemment en salle, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est le nouveau film de Ken Scott (Starbuck), porté par un duo d’acteurs irrésistible : Leïla Bekhti et Jonathan Cohen

Entre humour et émotion, cette adaptation du best-seller autobiographique de Roland Perez revient sur une histoire vraie, celle d’un enfant né avec un pied-bot et d’une mère prête à tout pour qu’il marche un jour comme les autres.

Une histoire folle… mais vraie

On pourrait croire à une comédie loufoque, mais non, tout est inspiré de faits réels. Le film nous plonge dans le Paris populaire des années 1960. Roland Perez, dernier d’une fratrie de six enfants, voit le jour avec un pied-bot. Un handicap qui, selon les médecins, le condamne à être appareillé à vie. Mais c’était sans compter sur sa mère, Esther, jouée par une Leïla Bekhti magistrale.

Cette mère d’origine marocaine refuse le destin tout tracé de son fils. Elle le porte, le masse, l’emmène voir médecins et guérisseurs… quitte à tomber sur des charlatans. Une scène marquante du film montre Roland enfermé dans une camisole de cuir et d’acier, censée corriger son handicap. 

Bloqué dans cet appareil de torture, il se console en regardant la télévision et devient fan absolu de Sylvie Vartan. Un détail qui semble anecdotique, mais qui prendra une importance folle dans son parcours.

Leïla Bekhti et Jonathan Cohen, un duo parfait

On le sait, Leïla Bekhti a le don pour jouer des rôles de femmes fortes et touchantes. Ici, elle livre une prestation impressionnante, naviguant entre énergie folle et moments d’émotion pure. Elle EST cette mère déterminée qui veut offrir une « vie fabuleuse » à son fils, envers et contre tous.

Face à elle, Jonathan Cohen incarne Roland Perez à l’âge adulte. Un choix qui peut surprendre, car on le connaît surtout pour ses rôles comiques. Pourtant, il trouve ici le ton juste. 

Son humour naturel apporte un équilibre au récit et évite de tomber dans le pathos. Dès les premières minutes du film, il s’adresse directement au spectateur en voix off, racontant son histoire avec autodérision et tendresse.

Un film chaleureux, mais avec quelques faiblesses

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est un film qui va droit au cœur. Il parle d’amour maternel, de persévérance, de handicap, mais sans jamais être lourd. Ken Scott réussit à alterner rires et larmes, avec un rythme soutenu et des dialogues savoureux.

Cependant, tout n’est pas parfait. Certains critiques reprochent au film quelques longueurs et des scènes parfois trop appuyées. De plus, les apparitions de Sylvie Vartan, recréée numériquement pour certaines séquences, ne sont pas très convaincantes. 

Un détail qui peut sortir un peu du film, mais qui ne gâche pas l’ensemble.

Faut-il aller le voir ?

Oui, clairement. Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est un de ces films qui font du bien. Il raconte une histoire vraie incroyable avec beaucoup d’humanité, et son duo d’acteurs principaux fonctionne à merveille. 

Que vous soyez fan de Leïla Bekhti, de Jonathan Cohen ou juste en quête d’un bon film qui mélange rires et émotions, foncez !