Léa Salamé crée le malaise face à Marion Cotillard au JT de France 2

la Rédaction

C’était censé être une interview classique de rentrée, un passage promo comme Marion Cotillard en fait rarement mais toujours avec élégance. L’actrice oscarisée était sur le plateau du 20h de France 2 lundi soir, reçue par Léa Salamé pour évoquer ses projets. Entre cinéma français et rôle dans The Morning Show. Mais le rendez-vous a vite dérapé.

Alors que la conversation roulait tranquillement sur son actualité artistique, Léa Salamé a soudain glissé une question inattendue, et surtout très personnelle : « On a appris votre séparation avec Guillaume Canet cet été. Comment allez-vous, Marion Cotillard ? ». Un rappel cru et sans-tact de la séparation médiatisée de l’actrice et du réalisateur Guillaume Canet, annoncée cet été après dix-huit ans de vie commune.

La réaction de Cotillard a été immédiate, et un brin glaciale. Un simple « Merci, ça va », lâché du bout des lèvres, sans s’étendre. Puis, dans un mouvement presque instinctif, elle a renvoyé la question à son interlocutrice : « Et vous, vous allez bien ? ». Un retournement poli mais cinglant, comme pour rappeler que la vie privée n’a pas forcément vocation à être déballée en direct devant des millions de téléspectateurs.

La séquence a aussitôt fait réagir. Sur les réseaux sociaux, certains ont dénoncé une intrusion inutile dans la sphère intime de l’actrice. « On l’invite pour son film, pas pour son divorce », résume un internaute. D’autres estiment au contraire que la journaliste n’a fait que « poser la question que tout le monde se pose ». Mais une majorité s’accorde à dire que le malaise était palpable à l’écran. Sourire crispé, regards qui cherchent une échappatoire… Marion Cotillard n’avait clairement pas envie d’ouvrir cette parenthèse-là.

Ce n’est pas la première fois que Léa Salamé est critiquée pour ses relances jugées abruptes. Son style, direct et parfois frontal, a ses adeptes et ses détracteurs. Dans ce cas précis, la ligne rouge semble avoir été franchie, d’autant plus que Cotillard et Canet avaient demandé que leur séparation soit traitée avec discrétion.

Reste une question, où placer la limite entre curiosité légitime et voyeurisme ? Les journalistes politiques ou culturels se targuent souvent d’aller chercher « l’humain derrière la célébrité ». Mais quand l’invitée se retrouve à devoir esquiver un sujet privé qu’elle n’a jamais mis elle-même sur la table, le spectacle tourne vite à l’indiscrétion gênante.

En attendant, l’extrait circule en boucle, commenté, moqué, parfois défendu. Marion Cotillard, elle, a préféré ne rien ajouter depuis. Peut-être la meilleure réponse, finalement. Garder le silence là où les projecteurs insistent un peu trop.

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