Le rappeur WeRenoi est décédé à l’âge de 31 ans

la Rédaction

Le monde du rap est en deuil. WeRenoi, l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération, est décédé cette nuit à Paris, à l’âge de 31 ans. Hospitalisé depuis plusieurs jours après un grave malaise respiratoire, le rappeur n’a pas survécu. La nouvelle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux dans la matinée du 17 mai, avant d’être relayée par plusieurs médias spécialisés.

Admis à l’hôpital pour un grave problème respiratoire

Une issue tragique pour celui qui, il y a encore quelques semaines, enchaînait les scènes et les succès. Son dernier album, Diamant noir, sorti en avril, avait confirmé ce que beaucoup voyaient déjà en lui : une voix singulière, une plume juste, un son reconnaissable entre mille.

Selon les premières informations, WeRenoi — de son vrai nom Jérémy Bana Owona — a été admis en réanimation à la Pitié-Salpêtrière il y a quelques jours. Plongé dans le coma à la suite d’une détresse respiratoire, son état était jugé critique depuis le 15 mai. 

Le rappeur devait se produire à Lyon ce 17 mai pour un showcase au Azar Club. La date avait été annulée dans la précipitation. Et désormais, la France rap ne parle plus que de cette disparition brutale.

Aucun communiqué officiel pour le moment

Pas de communiqué officiel pour l’instant. Ni du label, ni de ses proches. Mais les signes, eux, ne trompent pas. Sur les réseaux, plusieurs proches ont publié des messages d’hommage à demi-mots. L’un d’eux, repéré sur le compte de la compagne de son manager, évoque clairement une disparition, avec la formule « Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un », traditionnellement utilisée pour annoncer un décès dans la foi musulmane. Depuis, les messages d’adieu affluent.

« Le choc », « je refuse d’y croire »… Sur X et Instagram, des milliers de fans, d’artistes et d’anonymes expriment leur étonnement face à cette disparition. Certains diffusent ses morceaux, d’autres repartagent des vidéos de ses concerts, ou des paroles devenues, aujourd’hui, infiniment plus lourdes de sens.

Un talent brut parti trop tôt

WeRenoi, c’était une gueule, une voix, un style. Né à Montreuil, d’origine camerounaise, il avait explosé en 2021 avec le morceau Guadalajara. Depuis, il n’avait cessé de grimper, enchaînant les titres marquants et les collaborations de haut vol — avec Damso, Aya Nakamura, SCH, ou encore Ninho

Diamant noir, son troisième album, sonnait comme une consécration. Il n’avait pas eu le temps d’en savourer le succès.

Au-delà de la musique, il y avait l’homme. Discret, déterminé, fidèle aux siens. Un artiste entier, qui parlait souvent de la rue, mais aussi de famille, de loyauté, de galère et de rêve. Il laisse derrière lui des morceaux forts, une communauté de fans fidèles, et une profonde impression d’inachevé. Aujourd’hui, la scène rap est orpheline d’un frère. Et le silence qu’il laisse derrière lui pèse déjà très lourd.

WeRenoi n’avait que 31 ans. RIP.