Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, pour détournement de fonds publics. Une annonce qui a fait l’effet d’une bombe, notamment dans le monde du rap français, qui ne s’est jamais privé de la cibler dans ses textes.
Dès que la nouvelle est tombée, les réseaux sociaux ont explosé de réactions, avec un flot de punchlines récupérées dans les morceaux les plus engagés contre la cheffe du Rassemblement National. Retour sur 10 punchlines cultes qui résonnent encore plus fort aujourd’hui.
SDM – « ALVALM »
« J’me rappelle l’époque où ça criait : F**k Marine Le Pen, honteux d’être raciste. »
Le rappeur SDM, proche de Booba, n’a jamais caché ses prises de position. Ce couplet issu de « ALVALM » est plus que jamais d’actualité.
Booba – « Paname »
« Marine Le Pen, c’est toi la racaille. »
Un retournement de situation. Booba utilise un mot que Marine Le Pen et son camp ont souvent jeté à la figure des jeunes de banlieue pour lui renvoyer en pleine face.
Sexion d’Assaut – « 75 degrés »
« Marine Le Pen sera présidente, oui, le jour où les animaux pourront voter. »
Une punchline qui en dit long sur la vision de Gims et son groupe à l’époque. Plus de dix ans plus tard, elle est encore régulièrement partagée sur les réseaux.
Médine – « KYLL » (feat. Booba)
« Pour le birthday de ma n**, j’commande Marine en pintade. »*
Un tacle puissant, d’autant plus marquant qu’il est prononcé par Booba dans le clip, à une époque où les tensions entre le rap et l’extrême droite étaient déjà bien présentes.
Kery James – « Hardcore »
« Hardcore, c’est la guirlande en flèche du FN, hardcore, sont les propos extrêmes de ce b**ard de Le Pen. »
Une référence à Jean-Marie Le Pen, mais qui colle aussi parfaitement à sa fille, qui a repris son héritage politique.
Youssoupha – « Menace de mort »
« A force de faire la grande gueule, tu finiras comme ton père. »
Youssoupha, qui a été poursuivi en justice par Marine Le Pen pour cette phrase, a fini par gagner en appel. Une punchline qui prend une saveur toute particulière aujourd’hui.
SCH – « Otto »
« J’vote pas pour Le Pen, j’préfère voter pour moi-même. »
Simple, efficace, une manière directe de rappeler qu’en tant que rappeur, il ne cautionnera jamais les idées de l’extrême droite.
Vald – « Désaccordé »
« Marine veut nous faire la guerre, dis-lui qu’on a la dalle. »
Vald, connu pour son second degré, n’a jamais caché son rejet du FN et l’a exprimé dans plusieurs morceaux.
Rohff – « Rap Game »
« Marine peut courir, elle n’aura jamais nos votes. »
Rohff, qui a toujours affiché une posture très engagée, ne laisse pas de place au doute dans cette phrase.
PNL – « DA »
« J’vois Le Pen sur l’écran, j’ai envie d’casser la télé. »
PNL, pourtant peu connu pour faire de la politique dans ses textes, ne cache pas son aversion pour Marine Le Pen.
Un verdict qui résonne dans le rap français
La condamnation de Marine Le Pen a été accueillie avec jubilation dans le milieu du rap. Les réseaux sociaux se sont enflammés, et de nombreux rappeurs n’ont pas manqué de republier leurs propres punchlines pour marquer le coup.
Si la justice a tranché, une chose est sûre : le rap français, lui, n’a pas attendu cette condamnation pour s’opposer aux idées de Marine Le Pen. Aujourd’hui, ces punchlines cultes prennent une dimension encore plus forte.





