Le mythique train de luxe cache un meurtre mystérieux et collectif. On vous révèle enfin qui a tué Edward Ratchett dans Le Crime de l’Orient-Express (2017) et comment Hercule Poirot démêle l’affaire. Spoilers garantis, mais clairs !
Un meurtre qui semble impossible
À bord de l’Orient-Express, le riche Edward Ratchett est retrouvé assassiné dans sa cabine, poignardé à de multiples reprises. Dès le départ, Hercule Poirot sent que quelque chose cloche. Aucun témoin direct, toutes les portes verrouillées, un train coincé dans la neige… Le décor est planté pour un vrai casse-tête policier.
Ce qui frappe d’entrée c’est que chaque passager a un profil étrange, des secrets bien gardés, et surtout, aucun ne semble totalement innocent. Le suspense monte à chaque interrogation. Les indices sont disséminés dans les conversations, les bagages, les habitudes des passagers.
Le rôle de Poirot et sa méthode
Poirot, toujours méthodique, reconstitue les déplacements, les alibis et examine les moindres détails. Une montre arrêtée, un mouchoir taché, des traces de sang sur les vêtements. Son génie ? Il ne se contente pas d’une solution classique « un coupable unique ». Très vite, il pressent que la vérité pourrait être plus complexe… et morale.
Le détective belge rassemble les passagers pour un face-à-face final digne des meilleurs romans d’Agatha Christie. C’est là que le twist se dévoile.
La révélation finale : un meurtre collectif
Edward Ratchett, alias Cassetti, était l’homme derrière l’enlèvement et le meurtre de la petite Daisy Armstrong, un drame ayant bouleversé plusieurs familles. Et le coupable ? En réalité… tous les passagers ont participé au meurtre. Chacun a donné un coup de couteau, pour venger la tragédie des Armstrong.
Poirot fait alors un choix moral délicat : au lieu de dénoncer les suspects, il invente une version alternative. Selon cette version, un inconnu serait monté à bord et aurait tué Ratchett avant de disparaître dans la neige. Ainsi, la justice « officielle » ne frappe pas ces vengeurs qui, selon Poirot, ont agi pour réparer une injustice.
Le dilemme moral de Poirot
Le film ne se limite pas à l’enquête classique. Poirot apparaît troublé, conscient d’avoir choisi la compassion plutôt que la loi stricte. Ce choix ouvre une réflexion sur la justice, la vengeance et la morale. Est-ce que protéger des innocents aux yeux de la loi mais coupables de vengeance est juste ?
La dernière scène le montre recevant un télégramme l’appelant en Égypte pour une nouvelle enquête. L’histoire se termine sur un mélange de satisfaction et d’ambiguïté morale, laissant le spectateur réfléchir longtemps après le générique.





