Diffusé ce soir sur Arte, L’Annonce raconte l’histoire d’Annette, une Parisienne usée par la vie, qui décide de répondre à une petite annonce matrimoniale. Direction le Cantal, chez Paul, un agriculteur taiseux, solitaire et brutalement sincère. Et autant dire que la rencontre pique un peu.
Une vie qui bascule
Annette, aide-soignante à bout de souffle dans un Paris indifférent, débarque dans la ferme de Paul. Elle s’attendait à un homme simple ; elle découvre un mur. Paul ne parle presque pas, vit replié sur lui-même, enfermé dans ses champs et son silence. Leur quotidien est rude, sans douceur apparente.
Annette est choquée par la dureté du travail agricole, le froid, le mutisme de Paul et l’isolement total. Mais elle reste. Jour après jour, elle se rend compte qu’elle n’a plus rien qui la retient à Paris.
La fin du film
Dans les dernières scènes, Annette se prépare pourtant à partir. Elle fait sa valise, regarde Paul une dernière fois. Mais à l’aube, elle est toujours là. Elle reste finalement auprès de lui. Pas parce qu’elle est tombée amoureuse au sens hollywoodien du terme, mais parce qu’elle choisit une vie plus simple, plus vraie. Paul, lui, montre à sa façon qu’il tient à elle : un café servi en silence, un coin de la maison rangé pour elle, des gestes minuscules mais lourds de sens.
La dernière scène les montre tous deux assis dans la cuisine, buvant leur café du matin. Elle regarde la campagne, lui la regarde elle, en silence.
Une fin sobre et réaliste
L’Annonce se termine donc sur une note douce-amère, sans happy end cliché mais avec la force d’une décision radicale. Annette reste. Elle choisit la ferme, le froid, la boue et Paul, plutôt qu’une vie parisienne sans horizon. Elle ne fuit plus, elle s’installe.
Ce n’est pas un conte de fées. C’est l’histoire d’une femme qui accepte un chemin difficile, mais qui lui ressemble plus que la ville et ses faux-semblants.





