Hier soir sur Canal+, on a découvert Lee Miller, un biopic avec Kate Winslet dans le rôle-titre. Mais derrière ce nom qui pourrait sonner comme une starlette oubliée d’Hollywood, se cache en réalité une femme hors-norme, badass avant même que le mot existe.
C’est pas juste une icône de mode, c’est une photographe de guerre qui a risqué sa peau pour raconter l’Histoire.
Revenons-en à ses débuts
Elizabeth (Lee) Miller est née aux US et a commencé sa vie publique dans les années 20 comme mannequin (le genre de mannequin que Vogue met en couverture avec les yeux revolver et le port de reine).
Mais très vite, elle déteste être l’objet : elle veut être derrière l’appareil, pas devant, et ça, c’est déjà révélateur de sa personnalité forte et indépendante.
Elle débarque à Paris et s’impose dans le milieu artistique en tant que muse de Man Ray, grand nom du surréalisme. Mais attention, elle n’est pas juste “la copine de” : elle développe sa propre voie artistique, expérimente, signe des œuvres et devient une photographe respectée.
Ses débuts dans la photographie, un grand tournant dans sa vie
Sa patte est unique, audacieuse et provocante. Elle capte l’instant mais surtout l’émotion, que ce soit dans la mode ou dans la réalité brute.
Mais c’est pendant la Seconde Guerre mondiale que Lee Miller révèle toute l’étendue de sa force. Correspondante de guerre pour Vogue, elle part en Europe, en plein conflit.
Elle couvre la Libération de Paris, la bataille de Saint-Malo, les camps de concentration… et surtout, elle est là, sur place. Elle dort dans des ruines, porte un casque, esquive les balles.
Une de ses photos les plus célèbres ? Elle-même, dans la baignoire d’Hitler, à Munich, juste après la chute du régime nazi.
Un film très réaliste et fidèle
Ce que le film Lee Miller, réalisé par Ellen Kuras, raconte si bien, c’est cette décennie de feu entre 1938 et 1948. Kate Winslet incarne une Lee Miller complexe, entière, drôle parfois, brisée aussi. Le film n’édulcore rien, ni ses traumas d’enfance, ni le choc post-guerre, ni même son alcoolisme.
La vraie Lee Miller n’était pas un modèle figé dans les pages d’un magazine, mais une femme libre, entière, qui a dit non à ce qu’on voulait lui imposer.





