Le Festival international du film de Karlovy Vary ne fait pas les choses à moitié cette année. Le 9 juillet, il accueillera la première mondiale de la version cinématographique de Kingdom Come: Deliverance II, le jeu historique ultra-réaliste de Warhorse Studios. Oui, on parle bien d’un film monté à partir du jeu. Une grande première.
De la manette à la salle obscure
Situé en Bohême en 1403, Kingdom Come: Deliverance II plonge les spectateurs dans un Moyen Âge secoué par la guerre, les pillages et les trahisons. On y suit Henry de Skalitz, fils de forgeron devenu bras droit d’un noble loyaliste. Sa mission ? Protéger Sir Hans Capon. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Entre attaque, survie et loyautés mises à rude épreuve. Un buddy movie médiéval sous stéroïdes.
Et oui, on parle bien d’un long-métrage monté façon “cinematic cut”, avec narration, cinématiques du jeu et structure de film. Aux manettes (côté réal), Daniel Vávra (le cerveau du jeu) et Petr Pekař.
Ce qu’en disent les boss
Karel Och, directeur artistique du KVIFF : « Un projet unique qui incarne parfaitement notre volonté de mettre en avant des récits forts racontés autrement. »
Martin Frývaldský, CEO de Warhorse Studios : « Voir Kingdom Come II sur grand écran, c’est un rêve qui devient réalité. On espère que le destin du fils de forgeron touchera aussi les fans de cinéma. »
C’est la première fois qu’un jeu vidéo narratif AAA fait son entrée en festival avec une vraie ambition cinématographique. Pas un teaser, ni un docu making-of, un vrai film. Ca pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère pour les récits vidéoludiques.
Une tendance qui se confirme : les jeux vidéo s’invitent dans le cinéma
La présence de Kingdom Come: Deliverance II au Karlovy Vary International Film Festival (KVIFF) n’est pas un simple coup de com’. C’est le symbole d’un tournant majeur dans la relation entre cinéma et jeu vidéo.
Après les succès planétaires de séries comme The Last of Us ou Arcane, l’industrie du gaming pousse désormais plus loin. Proposer directement ses récits narratifs au public cinéphile, sans passer par l’adaptation. Et ça, c’est nouveau.





