L’affaire secoue la Martinique et fait désormais grand bruit bien au-delà des Antilles. Ingrid Littré, ancienne compagne du rappeur Kalash (de son vrai nom Kevin Valleray) et mère de ses enfants, a été placée en garde à vue ce lundi 28 juillet au commissariat du Lamentin.
Une plainte déposée par l’artiste pour non-présentation d’enfants. Rapidement, la nouvelle s’est propagée, provoquant une vague d’indignation et un rassemblement spontané de soutien le lendemain, qui a contribué à sa remise en liberté.
Une plainte déposée par Kalash
Tout part d’un conflit privé qui dure depuis plusieurs mois, voire années. Séparés après une relation intense, Ingrid Littré et Kalash se disputent la garde de leurs enfants devant les tribunaux. Selon les informations relayées par France-Antilles et RCI Martinique, Kalash aurait saisi la justice en affirmant que la mère de ses enfants refusait de respecter les termes d’un jugement établi pour organiser les visites et la garde partagée.
Sauf que de son côté, l’avocat d’Ingrid affirme que toutes les décisions judiciaires ont été strictement respectées par sa cliente. Selon ses propos, elle aurait refusé une remise des enfants dans des conditions qu’elle jugeait « hors cadre légal ». Notamment en l’absence de certains documents requis.
Une garde à vue qui passe mal
Le lundi 28 juillet au matin, Ingrid Littré est convoquée au commissariat du Lamentin. Ce qui devait être une simple audition tourne à la garde à vue. L’ancienne Miss Monde Martinique reste privée de liberté pendant près de 24 heures, sans que des chefs d’accusation concrets ne soient publiquement établis.
La décision choque. D’autant qu’Ingrid est une figure bien connue localement, à la fois pour ses engagements sociaux, sa notoriété médiatique et son combat en tant que mère célibataire. Très vite, les réseaux sociaux s’enflamment. Le hashtag #JusticePourIngrid commence à circuler en Martinique et dans la diaspora antillaise.
Une mobilisation populaire devant le commissariat
Dès le mardi matin 29 juillet, un rassemblement citoyen s’organise spontanément devant le commissariat du Lamentin. Des dizaines de personnes — principalement des femmes — se réunissent pour soutenir Ingrid Littré. Certaines sont venues avec des pancartes, d’autres avec des conques de lambi, ces coquillages traditionnels utilisés pour sonner l’alerte et rappeler les racines afro-caribéennes.
L’éditrice et militante féministe Catherine Marceline, qui a pris la parole pour dénoncer une « tentative de criminalisation d’une mère ». Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, mais avec une détermination palpable.
Libérée, mais pas blanchie
Face à la pression populaire et après près de 24 heures de détention, Ingrid Littré a finalement été relâchée sans mise en examen. Mais attention : la procédure n’est pas terminée.
Le parquet devra décider s’il y a lieu de poursuivre l’affaire ou de la classer. En attendant, l’avocat d’Ingrid a annoncé son intention de porter plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse.
Kalash reste silencieux… pour l’instant
Du côté de Kalash, silence radio. L’artiste martiniquais, connu pour ses prises de position enflammées sur les réseaux, n’a pour l’instant publié aucune réaction publique.
Mais les tensions semblent loin d’être apaisées entre les deux ex-conjoints, qui se livrent désormais un bras de fer sur fond de procédure judiciaire et de médiatisation croissante.





