« Il faisait 130 Kg » : Ragnar Le Breton raconte sa version des faits et fait appel à la décision du tribunal

la Rédaction

Condamné à un an de prison ferme pour violences, Ragnar Le Breton ne compte pas se laisser faire. Quelques heures après l’annonce du verdict rendu par le tribunal d’Évreux ce lundi 23 juin, l’humoriste a pris la parole sur les réseaux sociaux pour rétablir sa vérité. Il revient point par point sur les faits survenus en mars dernier à Ménilles (Eure), assure avoir agi en légitime défense, et confirme avoir fait appel de la décision.

« Je croyais que c’était mercredi mon procès »

Dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, Ragnar — de son vrai nom Matthias Quiviger — explique pourquoi il n’était pas présent au procès :

« J’étais persuadé que c’était mercredi 25 juin… Pas lundi. Je m’excuse auprès du tribunal, c’est une faute d’inattention de ma part. »

Une absence remarquée et qui avait choqué, d’autant qu’il n’avait pas non plus d’avocat pour le représenter.

Un simple match… qui dégénère

Ragnar raconte que le jour de l’altercation, il était au match de football de son fils, garé sur le parking du stade. Adossé à une voiture, il dit avoir été surpris par la réaction ultra-agressive du conducteur à l’intérieur. S’en suivent des insultes et une tension qui monte d’un coup.

« Le mec est sorti comme un fou, il m’a chopé par le cou. C’était un gros costaud. Moi, j’ai juste répondu pour me défendre. »

Légitime défense ou passage à tabac ?

L’humoriste affirme avoir donné quelques coups pour se libérer, après avoir saigné de l’oreille. Une scène confuse qui attire l’attention des personnes présentes, notamment des enfants. Ragnar dit avoir ensuite placé l’homme en clé de cou pour calmer la situation.

« Je lui ai dit ‘On arrête tout ce cinéma’. Quand je l’ai relâché, il a voulu me frapper encore, alors je l’ai mis K.O. »

Contrairement à la version livrée par la victime au tribunal, qui parle d’un tabassage en règle devant son fils de 12 ans, Ragnar conteste les faits :

« L’histoire du mec à genoux, du mec qui supplie, c’est n’importe quoi. Je suis pas fou, je suis père de famille moi aussi. »

Il est allé au commissariat… de lui-même

Autre point important, l’humoriste affirme s’être rendu de lui-même au commissariat juste après l’altercation, pour livrer sa version des faits. Une démarche qui, selon lui, montre sa bonne foi.

Mais le tribunal, lui, n’a pas vu les choses du même œil. Le 23 juin, il a prononcé une peine d’un an de prison ferme, accompagnée de cinq ans d’inéligibilité, trois ans d’interdiction de port d’armes, et 7 000 euros d’indemnisation à verser aux victimes.

Ragnar Le Breton décide de faire appel

Matthias Quiviger a confirmé dans sa vidéo avoir fait appel de la condamnation. La procédure est donc relancée, et sa peine n’est pas exécutoire dans l’immédiat. Il espère que la Cour d’appel reconnaîtra la légitime défense.

« Je ne vais pas me laisser salir dans les médias. Je suis équilibré, je suis pas un taré. C’était un combat d’homme et c’est lui qui l’a commencé. »

Dans les commentaires de sa vidéo, de nombreuses personnalités ont pris la défense de l’humoriste. Ils affirment, l’ayant fréquenté à plusieurs reprises, qu’il n’est pas du genre à provoquer ce type d’incident. Que c’est « un mec bien » et « un bon père ».