Le monde du petit écran perd une de ses figures familières. Gérard Chaillou, l’inoubliable Jean-Guy Lecointre, DRH aussi rigide que lunaire dans la série « Caméra Café », est décédé ce samedi 2 août 2025, à l’âge de 79 ans, des suites d’une longue maladie. Une info confirmée par son agent à l’AFP, puis relayée par M6, chaîne sur laquelle il avait fait les beaux jours de la télé française.
Un second rôle devenu premier dans le cœur du public
Il n’était jamais en tête d’affiche, mais il faisait toujours mouche. Le visage, la voix, la silhouette — tout chez lui respirait le comédien de caractère, de ceux qu’on n’oublie pas. Formé au théâtre, passé par plus d’une trentaine de pièces, Gérard Chaillou avait la scène dans le sang. Mais c’est sur le petit écran qu’il s’est incrusté dans le quotidien des Français, souvent sans faire de bruit, toujours avec talent.
C’est en 2001, dans « Caméra Café », qu’il explose aux yeux du grand public. Dans le rôle du DRH Jean-Guy Lecointre, incarnation d’un management old school aussi pince-sans-rire que désarmant, il devient l’un des piliers de cette série culte, aux côtés de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h.
Une carrière télé bien remplie
Au-delà de « Caméra Café », Chaillou a multiplié les apparitions dans des séries emblématiques : « Scènes de Ménages », « H », « Julie Lescaut »… Des rôles souvent secondaires, mais toujours solides, justes, impeccables. Le genre de comédien qui rend tout le casting meilleur rien que par sa présence.
Sur scène, il brillait tout autant, que ce soit dans du Molière ou des pièces contemporaines, avec une aisance qui trahissait l’homme de théâtre chevronné.
Une gueule, un ton, une époque
Gérard Chaillou, c’était un peu le tonton discret de la télé française. Pas le plus médiatisé, pas le plus people, mais une valeur sûre, un vrai artisan du jeu. Il part rejoindre Michel Galabru, Michel Blanc et tous ceux qui, comme lui, savaient faire rire avec trois fois rien.
Et ce soir, pour ceux qui ont grandi avec « Caméra Café », on se repassera une capsule en son honneur. Avec une pensée pour Jean-Guy, qui devait bien cacher un cœur tendre derrière sa raideur de DRH.



