Florence Delay, écrivaine et académicienne, est décédée à 84 ans : une plume s’éteint sous la Coupole

la Rédaction

C’est une triste nouvelle pour le monde littéraire et intellectuel français. Florence Delay est morte à l’âge de 84 ans, a-t-on appris ce mardi 1er juillet. Elle était membre de l’Académie française depuis 2000.

Une femme de lettres discrète et brillante

Florence Delay, c’était une carrière hors normes. Écrivaine, traductrice, professeure, dramaturge… mais aussi actrice, notamment dans Jeanne d’Arc de Robert Bresson (1962). Son élection à l’Académie française, au fauteuil de Jean Guitton, avait marqué la reconnaissance ultime d’une œuvre à la fois savante et profondément humaine.

“Horrible année. Florence Delay nous quitte à son tour, après de longues semaines de maladie, traversées, comme elle le fit toute sa vie, dans la pudeur, le courage et la dignité”, a écrit Xavier Darcos, Chancelier de l’Institut de France.

Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, lui a également rendu hommage sur X : “Elle incarnait l’art de la joie, l’élégance du verbe, et fit entrer au dictionnaire ce mot précieux : convivance. Pensées à ses proches.”

Qui était Florence Delay ?

Elle avait le don d’inventer des mots, comme “convivance”, et surtout celui de manier la langue avec une élégance rare.

Née à Paris, elle était la fille du neurologue et écrivain Jean Delay. Elle avait été révélée au grand public par son rôle de Jeanne d’Arc, avant de se consacrer pleinement à l’écriture et à l’enseignement de la littérature espagnole à la Sorbonne.

Son œuvre touche à tout, romans, essais, traductions du Quichotte avec Jacques Roubaud, pièces de théâtre, poésie. Elle a aussi coécrit le monumental Graal Théâtre, une réécriture moderne de la légende arthurienne.

La Coupole perd l’une de ses voix les plus fines. Mais ses mots, eux, resteront gravés dans le marbre des livres et des esprits.