La fin de Materialists fait déjà débat. Dans ce film signé Celine Song, l’héroïne doit choisir entre amour sincère et sécurité. Un choix inattendu… qui ne met pas tout le monde d’accord.
Fin de Materialists expliquée : un choix qui surprend
Sorti en 2025, Materialists n’est pas la comédie romantique classique qu’on attendait. Dès les premières minutes, le film installe une tension claire, presque froide, entre deux visions de l’amour.
D’un côté, Harry, incarné par Pedro Pascal, le partenaire idéal sur le papier. Riche, stable, rassurant, tout ce que la société valorise. De l’autre, John, joué par Chris Evans, l’ex imparfait, sans argent, mais profondément attaché à elle.

Et au centre, Lucy, interprétée par Dakota Johnson, matchmakeuse professionnelle… incapable d’appliquer ses propres règles à sa vie sentimentale.
La fin de Materialists tranche clairement. Lucy ne choisit pas la sécurité. Elle retourne vers John, son ex, celui qui ne coche aucune case “idéale”. Dans une scène simple mais marquante, il lui propose une bague improvisée, presque dérisoire. Elle accepte. Et le film se termine sur un mariage civil, sans grand spectacle.
Un final minimaliste, presque anti-romantique… mais chargé de sens.
Une fin loin du conte de fées
Ce qui frappe, c’est que le film refuse le happy ending classique. Pas de certitude, pas de promesse éternelle.
Au contraire, la relation entre Lucy et John apparaît fragile. Leur histoire repose sur l’émotion, mais aussi sur l’incertitude. Et c’est précisément ce que souligne la réalisatrice Celine Song.
Dans plusieurs interviews, elle explique que leur couple a “une chance sur deux de fonctionner”. Un aveu rare dans une rom-com, où tout est généralement figé dans une illusion de perfection. Ici, l’amour n’est pas une solution miracle, mais un pari.
Ce positionnement donne une tonalité plus réaliste au film. Il ne s’agit pas de trouver “le bon choix”, mais d’assumer un choix, avec ses risques.
Pourquoi cette fin divise autant ?
Sur les réseaux sociaux, la réaction est immédiate. Certains spectateurs applaudissent. Pour eux, Materialists montre enfin une vérité souvent évitée, l’amour ne se résume pas à un statut ou à un confort matériel. Ils saluent une fin honnête, presque courageuse.
D’autres, au contraire, sont frustrés. Le personnage de Harry représente une forme de stabilité rassurante. Le voir rejeté au profit d’un ex instable laisse un goût amer. Certains y voient même un message contradictoire, voire irréaliste.
Mais c’est précisément ce qui fait parler du film. En refusant de donner une réponse évidente, Materialists force le public à se positionner.
Et au fond, la question reste ouverte. Choisir l’amour ou choisir la sécurité, est-ce vraiment incompatible ?
Un film qui interroge notre vision de l’amour
Avec cette fin, Materialists dépasse le simple cadre de la comédie romantique.
Le film explore une idée très actuelle : les relations sont-elles devenues un marché, où chacun cherche à maximiser ses “options” ?
Lucy, en tant que matchmakeuse, incarne cette logique. Mais son choix final montre une rupture. Elle abandonne le calcul pour revenir à quelque chose de plus instinctif, de plus risqué aussi.
Et c’est peut-être là que le film touche juste. Parce qu’il ne donne pas de leçon. Il montre simplement une décision humaine, imparfaite.
Une fin qui ne rassure pas… mais qui reste en tête longtemps après le générique.





