Chaque année, en avril, les disquaires indépendants retrouvent une seconde jeunesse grâce au Disquaire Day, une journée qui leur est entièrement dédiée. Ça se passe ce 12 avril, et ça devient chaque année de plus en plus connu du grand public.
Mais cette fête du vinyle, devenue quasiment incontournable, n’est pas née de nulle part.
D’où vient le Disquaire Day ?
En 2007, aux États-Unis, les disquaires sont sur le déclin, et ils commencent à le ressentir. Avec l’avènement du numérique et SURTOUT des applis de stream musical comme iTunes à l’époque, les vinyles et les CDs n’avaient plus aucune place. Résultat, les petites boutiques ferment les unes après les autres.
Alors une idée vient à un groupe de passionnés et de commerçants, celle de consacrer une journée aux disquaires indépendants pour les ramener au goût du jour.
Premier Record Store Day de l’histoire en 2008
Le premier jour de fête pour cette occasion s’est passé en 2008, sous le nom de Record Store Day aux États-Unis.
Le lancement est bien senti : le groupe Metallica vient jouer dans un disquaire à San Francisco. Un coup de com’ parfaitement calibré, du coup, les fans se pressent, les ventes s’emballent, et très vite, l’initiative fait des petits. En quelques années, l’événement gagne du terrain. D’abord au Royaume-Uni, puis en Allemagne, au Japon… jusqu’à arriver en France en 2011, sous le nom de Disquaire Day.
Une fête bien organisée chaque année en France
En France, c’est le CALIF (Club Action des Labels Indépendants Français) qui prend le relais. Chaque année, des centaines de vinyles sortent en édition limitée spécialement pour cette journée.
Alors évidemment, la fête a évolué et est beaucoup plus rentable qu’à ses débuts, avec des projets inédits en version vinyle uniquement, des showcases pour l’occasion… Un marché parallèle s’est même formé autour de ces disques, certains étant revendus à prix d’or dès le lendemain sur internet. Ce que regrettent certains disquaires, qui voient l’esprit initial se diluer.
Une journée de protestation pour les puristes : vous participez ?
Mais malgré les critiques, le Disquaire Day continue d’attirer. Il faut dire que le vinyle n’est plus un simple support. C’est devenu un geste et une posture, comme une réaction face à la musique jetable, aux algorithmes et à la consommation en flux tendu sur Deezer, Spotify et autres applis.
Et même si certains viennent surtout pour choper une rareté à revendre, la plupart jouent le jeu.





