Le Centre Culturel Algérien (CCA) à Paris ouvre ses portes du 7 au 11 novembre 2024 pour célébrer le 70e anniversaire de la Révolution du 1er novembre 1954 avec un événement d’ampleur consacré au cinéma algérien. Cette manifestation, intitulée « Panorama du Cinéma Algérien », propose une rétrospective de films représentatifs de la culture et de l’histoire algérienne. L’entrée est libre, sur inscription préalable.
Une programmation puissante

Le lancement de cet hommage au cinéma algérien sera marqué par une soirée inaugurale, le 7 novembre, en présence de personnalités éminentes comme le réalisateur Costa Gavras et Michèle Ray-Gavras, scénariste et productrice du film Mon Colonel.
Cette œuvre puissante, réalisée par Laurent Herbié et mettant en scène Olivier Gourmet, Cécile de France et Charles Aznavour, dénonce l’usage de la torture par l’armée française durant la guerre d’Algérie. Ce film est l’un des points forts de cette programmation et reflète les violences qui ont marqué la période coloniale.
Au coeur de l’histoire de l’Algérie
La rétrospective se poursuit avec un documentaire historique de Salem Brahimi, L’Émir Abdelkader, projeté le 8 novembre, retraçant la vie de l’illustre leader militaire et spirituel algérien du XIXe siècle.
Brahimi explore l’impact de l’Émir sur la philosophie du droit de la guerre et de la gestion des prisonniers bien avant la Convention de Genève de 1929. Narré par Amazigh Kateb, ce documentaire offre une perspective unique sur un personnage emblématique de l’Algérie.
Des scènes fortes, qui risquent de vous émouvoir
Le 9 novembre, deux films sont programmés. En début d’après-midi, Africa is Back, réalisé par Chergui Kharroubi et Salem Brahimi, plonge les spectateurs au cœur de l’effervescence culturelle africaine lors du deuxième Festival culturel panafricain de 2009.
Ce documentaire donne la parole à des figures comme Abderrahmane Sissako et Danny Glover, qui partagent leur vision de l’Afrique.
En soirée, La Maison Jaune d’Amor Hakkar raconte l’histoire émouvante d’un père qui, à bord de son tricycle, ramène le corps sans vie de son fils dans les montagnes des Aurès.
Des mastodontes du cinéma algérien à Paris
Le 11 novembre clôture l’événement avec deux films à découvrir : Mascarade de Lyès Salem, une comédie qui dépeint avec humour les mensonges et les espoirs d’un villageois, et Chronique de mon village de Karim Traïdia, qui s’inspire de l’enfance du réalisateur durant la guerre d’indépendance.
Ce dernier film explore la vie d’un village durant les années de guerre, à travers les yeux de Bachir, un jeune garçon qui idéalise son père qu’il croit combattant pour la liberté.
Une occasion de tous les rencontrer !
Les projections se dérouleront en présence des réalisateurs, offrant au public l’opportunité d’échanger avec les créateurs de ces œuvres marquantes du cinéma algérien.
En rendant hommage à cette culture cinématographique, le CCA invite les spectateurs à un voyage au cœur de l’histoire et de la société algérienne.





