Certains l’aiment chauve flop au Box-office : un film creux, bruyant et dépassé

la Rédaction

Avec “Certains l’aiment chauve, Camille Delamarre signe une comédie qui partait d’une idée simple mais universelle. La peur de perdre ses cheveux et, à travers eux, une partie de sa virilité et de sa confiance. Un thème rare, à la fois intime et drôle, qui aurait pu offrir une vraie réflexion sur l’image de soi, les diktats esthétiques masculins et le regard des autres. Malheureusement, dès les premières minutes, le ton est donné. Ici, tout n’est que prétexte à un humour bruyant, forcé et daté.

Le pitch : un jeune trentenaire qui perd ses cheveux

Kev Adams campe Zacharie, un trentenaire en panique totale après l’annonce de sa future calvitie. Comme à son habitude, l’acteur surjoue la détresse avec ses mimiques habituelles, ses cris et ses punchlines déjà entendues mille fois. 

À ses côtés, Michaël Youn endosse le rôle de l’oncle Joseph, un chauve assumé devenu “coach capillaire” autoproclamé. Il est censé apporter le souffle comique et loufoque du film. 

Un film qui se veut drôle sans chercher de profondeur

La dynamique entre les deux comédiens aurait pu fonctionner si le scénario avait su construire un duo complémentaire et attachant. Or, “Certains l’aiment chauve” se contente d’enchaîner les gags lourdingues et les situations grotesques, sans jamais proposer de véritable développement narratif ou émotionnel. 

L’humour, basé essentiellement sur les situations absurdes et les vannes capillaires, fonctionne par moments mais peine à surprendre. Kev Adams reste fidèle à son jeu habituel, tandis que Michaël Youn, dans son rôle d’oncle excentrique, apporte son énergie, même si l’ensemble manque parfois de subtilité.

Le film enchaîne les scènes comiques sans véritable progression, ce qui donne une impression de répétition. Certains gags font sourire, d’autres tombent un peu à plat, notamment lorsque le scénario préfère la facilité au traitement sincère de ce sujet pourtant riche.

Côté réalisation… Rien de nouveau

La réalisation, elle aussi, manque d’inspiration. Camille Delamarre filme les séquences comme une sitcom de TF1, sans recherche esthétique ni rythme comique travaillé

Il reste sobre, sans chercher à dynamiser l’image ou à imposer un style particulier, laissant toute la place aux acteurs pour porter la comédie.

Un échec cuisant au box-office

Côté box-office, le public ne s’y est pas trompé. Sorti mi-juillet, “Certains l’aiment chauve” a signé un démarrage catastrophique avec 100 000 entrées en première semaine.

Il n’a pas rencontré le succès espéré malgré la popularité de son duo principal. Les critiques, elles, sont mitigées. La critique, elle aussi, a été unanime : un film vide, daté, et surtout décevant pour ceux qui espéraient au moins un peu d’autodérision ou de profondeur derrière le sujet de la calvitie.

On aurait aimé un traitement plus profond et un humour moins attendu. Reste un film divertissant pour qui aime Kev Adams et Michaël Youn, sans en attendre plus qu’un moment de détente simple et sans prise de tête.

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