La Famille Tenenbaum, petit bijou sorti en 2001, signé Wes Anderson, avec son casting de stars, ses plans symétriques, et ses personnages plus névrosés que jamais, est encore disponible dans le catalogue Netflix France. Bonne nouvelle ? Oui, mais le film quitte la plateforme le 9 mai, donc très bientôt.
Alors pourquoi faut-il (re)voir ce film avant qu’il ne disparaisse dans les limbes du streaming ?
Un classique pas si classique
Troisième long-métrage de Wes Anderson, La Famille Tenenbaum marque un tournant dans sa carrière. Le réalisateur y déploie enfin tout son style : narration en chapitres façon roman graphique, couleurs pastel, bande-son qui tape dans la pop des années 70-80, et un humour à froid à la limite du flippant.
L’histoire parle de Royal Tenenbaum (joué par un Gene Hackman en très grande forme à l’époque, paix à son âme) est un père un peu escroc sur les bords, qui simule une maladie en phase terminale pour tenter de se rapprocher de ses enfants. Oui, c’est glauque, mais raconté avec tellement de distance, de second degré et de douceur visuelle que tu restes scotché.
Casting cinq étoiles et névroses à gogo
On y retrouve Gwyneth Paltrow en ado attardée ultra-dépressive et fumeuse invétérée, Ben Stiller en père veuf parano et survêt intégral rouge (un look iconique), Luke Wilson en champion de tennis brisé par un amour impossible, et Anjelica Huston en mère brillante mais absente.
C’est un peu la réunion de famille où tu sais que rien ne va, mais où t’as envie de rester juste pour observer le carnage arriver.
Pourquoi ça marche (encore) en 2025 ?
Parce que La Famille Tenenbaum, c’est une masterclass de mise en scène. Le film arrive à parler de dépression, d’abandon, de réussite gâchée et de pardon, sans rentrer dans des clichés de discours moralisateur. C’est touchant, drôle, et visuellement inimitable.
Dans un monde où les plateformes débordent de contenu interchangeable, revoir un film aussi singulier, ça n’arrive pas tous les jours.
Alors, on le regarde quand ?
Le film est dispo sur Netflix jusqu’au 9 mai. Après ça, il faudra probablement le choper en VOD, ou ressortir ce bon vieux DVD (si tu fais partie de cette élite rétro).
En attendant, prépare les popcorns, la petite couverture, et plonge dans l’univers d’un cinéaste qui rend le mal-être existentiel sacrément beau.
