CAN 2025, polémique en ligne, dérapages racistes… Nicolas Pépé brise le silence après la vidéo avec Just Riadh

AM.wiss

Une simple blague entre potes a viré au cauchemar numérique pour Nicolas Pépé. L’ailier ivoirien, apparu dans une vidéo avec Just Riadh, s’est retrouvé visé par une vague d’insultes racistes après avoir chambré l’équipe du Maroc. Face à l’ampleur des attaques, le joueur de Villarreal a publié un long message pour remettre les choses à plat. Entre humour mal interprété, tensions pré-CAN et réactions massives sur les réseaux, retour sur une affaire qui en dit long sur l’état du foot africain version 2025.

Une vidéo légère qui tourne à la polémique

La scène avait tout pour rester une vanne classique entre passionnés de foot. Invité dans une vidéo de Just Riadh, Nicolas Pépé se prête au jeu du chambrage bon enfant, comme beaucoup de joueurs en période de Coupe d’Afrique des nations. Le vidéaste algérien et l’ailier ivoirien se taquinent sur le palmarès de leurs sélections, entre sourire et punchlines.

Puis arrive LA phrase. Pépé, hilare, lâche que le Maroc « a peut-être une étoile, gagnée en 1818 », une exagération volontaire visant à faire rire. Le problème, c’est que la séquence a été sortie de son contexte, disséquée, relayée, amplifiée… et détournée.

En quelques heures, des centaines de messages haineux pleuvent sur son compte Instagram. Beaucoup relèvent du racisme pur et simple. Une spirale que le joueur n’avait absolument pas anticipée.

La réponse de Nicolas Pépé, entre apaisement et ras-le-bol

Face à la déferlante, Nicolas Pépé n’a pas attendu. Il publie une longue Story où il s’explique, calmement, posément, presque épuisé par la disproportion de l’affaire.

Il rappelle que la vidéo était fondée sur l’humour, la complicité et les vannes de plateau, loin de toute intention de dénigrer une nation ou ses supporters. Enfin, il insiste sur la difficulté que représente le Maroc en CAN, preuve qu’il respecte totalement la sélection.

Son message est clair et sans ambiguïté, presque solennel malgré le ton direct
« On rigolait depuis le début de la journée… Navré si mes mots ont pu être mal interprétés. Force à tous et f*** le racisme. »

Dans la foulée, plusieurs joueurs professionnels, dont Pape Gueye, Lamine Camara ou encore Khéphren Thuram, affichent leur soutien. Un soulagement pour l’attaquant, qui, malgré son expérience, n’est jamais vraiment « blindé » contre les attaques racistes en ligne.

Un climat électrique avant la CAN 2025

Ce qui choque dans cette affaire, c’est la rapidité avec laquelle un simple chambrage sportif s’est transformé en torrent d’injures. Mais à quelques semaines du début de la CAN 2025, le climat sur les réseaux sociaux est déjà électrique.

Les rivalités historiques entre Algérie, Côte d’Ivoire, Maroc, Sénégal se mêlent au contexte brûlant d’une compétition installée au Maroc, où chaque phrase peut être décortiquée, parfois déformée.

Les réseaux amplifient tout, surtout les tensions. Une blague peut devenir un « affront », un extrait peut faire oublier une conversation complète, et une communauté blessée peut riposter sans filtre.

Une affaire qui révèle un problème plus large

Au-delà du foot, l’affaire Pépé met en lumière un phénomène qui revient tristement souvent : la facilité avec laquelle certains internautes dégainent le racisme dès qu’un joueur commet un mot de travers, même sans intention malveillante.

Les fédérations africaines, comme les plateformes sociales, sont régulièrement pointées du doigt pour leur manque de réactivité face à ces débordements. Et les joueurs, eux, doivent encaisser, répondre, s’excuser parfois… pour des blagues pourtant faites dans un contexte amical.

Mais le discours de Pépé, ferme et sans détour, montre une volonté de ne plus laisser passer. Et rappelle une vérité toute simple, que le sportif martèle lui-même : « le racisme n’a pas sa place ».

Un message d’unité avant le choc Côte d’Ivoire – Maroc

Ironie du calendrier, la Côte d’Ivoire affrontera justement le Maroc en phase de groupes de la CAN. Une affiche déjà explosive, mais qui risque d’être scrutée comme jamais après cette polémique.

Les supporters espèrent que le terrain reprendra ses droits, que le chambrage restera bon enfant, et que l’ambiance redeviendra celle qu’on aime dans le football africain : chaude, vivante, parfois piquante, mais jamais haineuse.