L’annonce a choqué le monde de l’humour français ce jeudi matin. Bun Hay Mean, humoriste de 43 ans surnommé le “Chinois marrant”, a été retrouvé mort au pied de son immeuble dans le 17e arrondissement de Paris. Une chute de huit étages, brutale, incompréhensible. Depuis, une seule question brûle toutes les lèvres : que s’est-il réellement passé ?
Un accident domestique ?
Selon son producteur Philippe Delmas, Bun Hay Mean serait tombé en tentant de récupérer son téléphone. Celui-ci avait glissé dans la gouttière de son balcon. Un scénario tragiquement banal, qui évoque ces accidents domestiques idiots et fatals. Sauf que pour l’instant, l’enquête n’écarte aucune piste.
Un possible suicide ?
Impossible de ne pas évoquer la piste du suicide. L’humoriste, qui devait partir ce vendredi à Montréal pour sa tournée « Kill Bun », abordait frontalement la santé mentale dans son dernier spectacle.
Déjà hospitalisé en juin à La Réunion, il parlait d’un gros coup de mou et d’une fatigue psychologique. Les proches se veulent prudents, oscillant entre le choc et l’incompréhension. Aucune lettre n’a été retrouvée pour l’instant.
Et s’il s’agissait d’un acte criminel ?
Pour le moment, rien n’indique une intervention extérieure. Aucun signe de lutte n’a été relevé sur place, mais l’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet de Paris.
L’autopsie dira si des substances ou blessures antérieures peuvent indiquer une autre cause. Ses amis, eux, refusent d’y croire.
Qui était Bun Hay Mean ?
Fils d’un père chinois et d’une mère cambodgienne, Bun Hay Mean, de son vrai nom Mean Bun, est né en 1981 à Lormont près de Bordeaux. Diplômé en informatique, il plaque tout à 24 ans pour monter à Paris et tenter sa chance sur scène.
Repéré par le Jamel Comedy Club, il explose avec son spectacle « Chinois marrant », mêlant vannes trash, réflexions sur l’identité et provocations assumées. Il avait récemment incarné le méchant dans Astérix & Obélix : L’Empire du milieu de Guillaume Canet.
Une disparition qui choque la France
Son dernier spectacle, « Kill Bun », devait justement explorer la mort et la santé mentale. Ironie funeste du destin, il n’aura pas eu le temps de défendre ce nouveau projet sur scène. Les hommages affluent depuis jeudi midi.
Pour l’heure, l’heure est au deuil et aux questions. Accident, suicide ou autre chose ? Seule l’enquête pourra lever le voile sur cette fin tragique.
