Boualem Sansal en grève de la faim : le dernier recours de l’écrivain en détention

la Rédaction

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 75 ans, a décidé de commencer une grève de la faim. Il est en prison en Algérie depuis mi-novembre 2024. Son avocat, François Zimeray, a annoncé la nouvelle dimanche. C’est un geste fort, c’est un cri d’alerte.

Une détention qui inquiète le monde entier

Boualem Sansal a été arrêté le 16 novembre 2024. Il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, selon l’article 87 bis du Code pénal algérien. Il a fait des déclarations qui n’ont pas plu aux autorités en parlant du Sahara occidental et de l’histoire de l’Algérie et du Maroc dans un média français. Depuis, il est en prison.

Son état de santé est préoccupant, étant atteint et soigné pour un cancer. Pourtant, il est toujours détenu, mais pire encore, sa thérapie a été interrompue. Il est maintenant hospitalisé à Alger, mais toujours privé de liberté.

Pressions et isolement

D’après son avocat, Boualem Sansal subit des pressions. Il n’a pas le droit de voir ses proches et n’a aucun accès à son dossier, de ce fait, il ne peut pas vraiment se défendre.

Récemment, des hommes lui ont rendu visite (le 17 février dernier) et lui auraient dit de changer d’avocat. 

Ils lui ont conseillé de prendre « un avocat français non juif ». Une exigence qui choque, mais qui soulève également des questions. Pourquoi vouloir lui imposer un autre avocat ?

L’écrivain choisit un dernier recours : la grève de la faim

Face à cette situation, Boualem Sansal a pris une décision radicale. Il a choisi d’arrêter de s’alimenter comme dernière manière de protester. C’est aussi une façon d’attirer l’attention du monde sur son cas.

Son avocat, François Zimeray, est très inquiet et rappelle que son client approche les 80 ans. Il est malade et a besoin de soins, ne pouvant donc pas rester sans nourriture longtemps. 

Un appel à la mobilisation

Son comité de soutien demande une intervention rapide. Mardi, une tribune a été publiée dans Le Figaro. Les signataires demandent à Emmanuel Macron d’agir en parlant d’utiliser des « leviers » pour aider à sa libération.

Une des idées évoquées : remettre en cause les accords de visas entre la France et l’Algérie, qui serait une manière de faire pression sur Alger.