Booba vs Gims : le procès commence, que risque le Duc ?

la Rédaction

C’est l’un des feuilletons les plus suivis du rap français, et il entre dans une nouvelle étape explosive. Demain doit s’ouvrir le procès opposant Booba à Gims et sa compagne Demdem, qui l’accusent de cyberharcèlement. Après des mois de clashs publics et de piques en ligne, l’affaire prend une tournure judiciaire qui pourrait coûter cher au « Duc de Boulogne ».

Retour sur l’affaire

En septembre 2024, Gims et Demdem déposent plainte à Paris. Ils affirment être victimes de harcèlement en ligne orchestré par Booba depuis plusieurs années. Les tensions explosent avec la sortie du titre « Dolce Camara », que le couple considère comme une attaque ciblée.

Booba, lui, s’est toujours défendu en invoquant la liberté artistique : pour lui, il ne s’agit que de punchlines et de clash rap, pas d’un délit. Mais la justice a décidé d’aller plus loin. Après une enquête confiée à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance aux personnes), le dossier atterrit désormais au tribunal.

Que risque Booba légalement ?

La loi française sur le cyberharcèlement est claire. Jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende si la victime est majeure. Jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende si la victime est mineure (ce qui n’est pas le cas ici).

À cela peuvent s’ajouter des sanctions pour injures ou diffamation publiques. Celles-ci peuvent aller jusqu’à 12 000 € et d’éventuelles réparations civiles si Gims et Demdem obtiennent des dommages et intérêts.

Mais en réalité…

Soyons honnêtes? Booba ne risque probablement pas de finir derrière les barreaux. Les peines de prison fermes pour cyberharcèlement concernent surtout des dossiers graves (mineurs, menaces de mort, récidives lourdes). Dans son cas, le risque le plus concret, c’est l’amende. Une sanction financière dans le pire des cas, assortie peut-être d’un sursis symbolique.

Autrement dit, le danger pour Booba n’est pas de dormir en cellule, mais de voir son clash se transformer en addition judiciaire.

Verdict attendu dans les prochaines semaines

Quoi qu’il arrive, ce procès marquera un tournant. S’il est condamné, Booba devra assumer que ses punchlines sur les réseaux ne relèvent pas seulement du clash rap, mais peuvent être reconnues comme du harcèlement en ligne

Et si la justice lui donne raison, il pourra renforcer son statut d’« électron libre » du rap français, intouchable malgré les polémiques.