Affaire Jean Imbert : pourquoi Alexandra Rosenfeld a attendu 10 ans pour parler ?

la Rédaction

L’affaire Jean Imbert prend une nouvelle dimension. Ce mardi 19 août, Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, a confirmé publiquement qu’elle faisait partie des anciennes compagnes qui accusaient le chef star de violences. Mais plus que les faits, c’est la mécanique de l’emprise psychologique qu’elle décrit, et qui explique pourquoi elle n’a parlé qu’aujourd’hui.

“Ce n’était pas le coup, c’était tout le reste”

Dans un long message Instagram, l’ex-Miss raconte avoir reçu un coup de tête de son compagnon de l’époque, qui lui aurait fracturé le nez. Mais ce qui l’a le plus marquée, dit-elle, ce n’est pas ce geste isolé “Ce qui m’a abîmée, c’est le mépris, les rabaissements, les silences… L’emprise.”

Elle décrit un engrenage lent et insidieux, fait de doutes, de culpabilité et de peur.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

C’est la question qui revient sans cesse quand une femme témoigne des années plus tard. Alexandra Rosenfeld y répond directement :

  • “Je parle maintenant, parce que j’ai mis du temps à guérir.”
  • “Je suis restée, parce que j’étais sous emprise.”
  • “Je ne cherche rien à gagner — juste la paix d’être en accord avec moi-même.”

Son témoignage illustre une réalité. Quitter un conjoint violent n’est jamais simple, et trouver la force d’en parler peut prendre des années.

L’effet miroir des autres victimes

Si elle a choisi de sortir de l’ombre aujourd’hui, c’est aussi parce que trois autres ex-compagnes du chef ont raconté, quasiment mot pour mot, la même histoire. “Ce n’était pas que moi. Et ce n’est toujours pas fini”, écrit-elle.

En brisant son silence, Alexandra Rosenfeld veut crédibiliser ces voix et rappeler que l’emprise est une violence invisible, mais bien réelle.

Que risque Jean Imbert ?

Aucune plainte n’a été déposée, et les faits évoqués par l’ex-Miss sont prescrits. Jean Imbert, lui, nie toujours toute violence, assurant qu’il s’agissait d’une relation “insoutenable” marquée par des crises des deux côtés.

Mais sur les réseaux comme dans les médias, la parole de la Miss France devenue chroniqueuse résonne fort. Parce qu’elle met des mots simples sur un mécanisme qui, encore aujourd’hui, laisse beaucoup de victimes dans le silence.