Après les coups de feu qui ont ciblé la villa de Rihanna le 8 mars dernier à Beverly Hills, une arrestation fracassante a suivi. La suspecte, Ivanna Ortiz, 35 ans, est désormais derrière les barreaux. Mais son profil soulève autant de questions que de frissons.
Ivanna Ortiz : une suspecte au passé trouble
Elle s’appelle Ivanna Lisette Ortiz. Originaire d’Orlando, en Floride, cette femme de 35 ans est orthophoniste agréée, avec une licence en règle jusqu’en 2027. Tout, en apparence, respire la normalité. Sauf que derrière ce profil lisse se cache un historique judiciaire inquiétant. Elle a été arrêtée plusieurs fois en Floride : une affaire de faillite en 2013, une suspicion de conduite imprudente en 2021, et une arrestation pour violence domestique en 2023.
Plus révélateur encore : en octobre 2025, une femme du même nom avait déposé en urgence une requête judiciaire pour bloquer un concert de Billie Eilish à Orlando, affirmant qu’elle subirait un « préjudice immédiat et irréparable » en raison du bruit et de la circulation.
Un comportement qui dresse le portrait d’une personnalité déjà instable, bien avant le drame du 8 mars.
Le jour de l’attaque : dix coups de feu en plein après-midi
Ce dimanche-là, Ivanna Ortiz aurait tiré environ dix coups de feu sur la villa de Rihanna depuis l’intérieur de sa Tesla blanche, touchant la propriété à plusieurs reprises. Un AR-15. En pleine journée. Dans l’un des quartiers les plus huppés de Los Angeles. Au moment des faits, Rihanna se trouvait chez elle avec ses trois enfants — RZA, 3 ans, Riot Rose, 2 ans, et la petite Rocki, 5 mois.
Lorsque les forces de l’ordre ont intercepté le véhicule, un fusil d’assaut et sept douilles ont été retrouvés à l’intérieur. Une voisine, réveillée par les détonations, confie aux médias américains sa stupéfaction : dans ce quartier feutré niché dans les collines, on n’entend jamais ce genre de chose.
Une obsession pour Rihanna, des signaux ignorés
Ce qui glace le sang, c’est que les alertes existaient. Dès le 23 février, des publications sur le compte Facebook d’Ortiz mentionnaient et taguaient Rihanna.
Des messages confus, obsessionnels, que personne n’a apparemment pris au sérieux à temps. Le mobile officiel reste, lui, toujours inconnu. Le LAPD a confié l’affaire à sa division Robbery Homicide — celle réservée aux cas les plus sensibles.
Ce n’est pas la première fois que la chanteuse est ciblée. En 2018 déjà, un homme avait réussi à s’introduire dans sa propriété. La question de la sécurité des célébrités revient, lancinante.
Rihanna quitte Los Angeles, la caution explose
Ortiz a été inculpée de tentative de meurtre, avec une caution fixée à 10,225 millions de dollars.
Elle reste derrière les barreaux. De son côté, Rihanna n’a fait aucune déclaration publique. Mais ses actes parlent d’eux-mêmes : le lendemain de l’attaque, elle a pris un avion pour quitter Los Angeles avec ses enfants, direction inconnue.
Quand on est mère avant d’être star, on ne attend pas.





